Une.Histoire.de.Dix.et.Un

Je t'écris, mon Bébé Chat

Ecrit le Mercredi 2 août 2017 - 1:18

Je tourne en boucle. Je tourne en boucle depuis plusieurs jours et je n'arrive pas à me sortir la tête de ce marasme. De ce gris sale qui me remplit jusqu'aux recoins escondidos de mon cerveau. Il fait gris en haut. Il fait gris et le sourire a du mal à monter jusqu'aux yeux. Ce type me poursuit. Son corps me poursuit. Nos étreintes me poursuivent.
Mon corps s'est réveillé. Je ne sais pas si tu te rends bien compte de ce que çà fait. Des mois, des années. Des années de silence complet. Et le temps de quelques heures, tous les voyants sont repassés au vert. J'ai mal à la peau. Je cherche. Je guette. Je demande cette proximité. Je la réclame en silence. Sans un mot plus haut que l'autre. Je réclame. Help. Help. Help.
Alors, oui, j'oublie aussi la peur, les menaces, la folie de cet homme. Réduit au néant. Perdu dans sa vie comme dans sa tête. J'oublie le négatif pour me focaliser sur ce manque. Ce manque cruel.
Je reste centrée sur moi-même, égocentrée. Contrôlée. Obsédée par ces vérités que je commence à découvrir petit à petit. Egoïste. Mon plaisir. Mon ressenti. Mes sentiments. Je m'étudie. Avec attention.

Et puis, à certaines heures, je lâche tout dans un coin et je pleure. Oh, trois fois rien. Ce n'est qu'un reflet. çà coule à l'intérieur. çà suinte, en fait. Les blessures ne se rouvrent pas.

Mais le mur dans la gueule, bordel. Le type savait ce qu'il faisait quand il a pris ma main. Il m'a propulsé à mille à l'heure directement à Cadaquès. Le dernier soir de 2011. La paix, putain. La paix. J'ai été incapable de parler pendant de longues minutes. Occupée à savourer cet état si particulier. Cet état de paix. Mais pas de calme, non.

Ce sentiment de paix profond, puissant. Aussi compact et imposant qu'une dalle de béton. Une chappe de plomb au fond du ventre. Apaisée. Paisible. Confiante. Je. Ne. Suis. Pas. Seule.

Le type a pas compris ce que je vivais. Et, en même temps, je n'avais aucune envie de lui expliquer. C'était à moi. Mon histoire. Ma paix. Ma sensation.

On ne se connaissait pas et pourtant, il s'est brièvement endormi entre mes bras. çà s'est à peine vu. Juste la respiration qui s'est faite profonde. Et c'est pour cet instant hors du temps que je suis aussi mal maintenant. Je suis poursuivie par cette respiration ralentie. Profonde. Saisie de sommeil. Je sais qu'il est malade, qu'il a besoin de voir un médecin mais.. j'ai mal pour lui. Mal pour nous. Pour cet avorton d'histoire qui aurait pu être très belle. Terminée par des douleurs monumentales qu'il ne traitera jamais tout seul. Alors, oui, il a essayé de me blesser, de me rabaisser, de me tenir petite au fond de sa poche. Mais je le savais. Je m'en foutais.

Je suis abîmée. çà, oui. En profondeur et sur plusieurs plans mais je vais bien.

Lui est au bord du gouffre. Dans la destruction.

Je suis sortie de cette phase. J'ai encore à apprendre des tonnes de choses mais.. je vais bien. Foncièrement bien.

Je suis de gris, recouverte. Mais tout au fond, çà va. Je suis solide sur mes bases. J'ai juste, basiquement, profondément besoin d'amour. Et c'est encore pire maintenant.

Ecrit le Jeudi 20 juillet 2017 - 6:22

J'ai finalement fermé la porte. Je l'ai repoussé doucement, sans bruit et avec beaucoup d'amour. Il gardera une place. Au milieu de cette vie magnifique que nous aurions pu construire. Je te laisse bien au chaud, toi. Je te préserverai du temps qui passe et je te remercierai à chaque erreur de parcours. Tu m'as montré que c'était possible. Complètement possible ce que j'imaginais. Que c'était réel. Alors je regarde la vie avec un oeil neuf maintenant. Frais. Attentif. Il se passera ce qu'il se passera mais encore une fois, merci d'être toi.

Ecrit le Jeudi 20 juillet 2017 - 6:17

Ecrit le Mardi 18 juillet 2017 - 10:33

Il. Me. Manque. Mais je peux pas lui dire.

Ecrit le Lundi 17 juillet 2017 - 0:41

Rêver, c'est pour les abîmées. Je vais donc rêver de cette réalité parallèle où je suis maintenant avec cet homme en or et que nous vivons une histoire passionnée à la hauteur de la force du lien que nous avons créé en si peu de temps. Vie de songes de merde. Je me retiens de lui écrire. Je me retiens de lui faire des promesses. De lui sortir les crayons de couleur. De dessiner des licornes. D'imaginer sa main dans la mienne. Son corps contre le mien. Connerie d'imaginaire. Connerie de destin de merde. Connerie de vie de merde. Connerie d'injustice. Tourne en boucle le "si ça s'est produit comme ça, c'est bien pour une raison. Attends de voir laquelle." Non, je veux pas attendre. Non, je veux plus pleurer. Non, je veux arrêter d'espérer. Non, j'en ai assez, putain. Je suis recouverte de tessons de verre qui me déchirent la peau à chaque respiration. Je le déteste, Dieu et son meilleur copain Destin. Je vous déteste, connards de l'enfer. On demandait rien. Juste à être heureux. Faire notre vie en douceur et sans bruit. Juste à dégueuler notre bonheur à la face des gens. Et au final, non. Non. Il est passé à autre chose et moi, je pleure dans mes oreillers. Je me traîne derrière mon téléphone. Manque un battement quand il s'allume. Je suis tellement en colère. Tellement déçue. Tellement écoeurée de cette injustice absolue. Merde. Vous faites chier.

Ecrit le Samedi 15 juillet 2017 - 22:52

Ce feeling est une invention de l'enfer qui te permet juste de savoir que tu es vraiment destinée à finir seule. J'ai commencé un cycle de trois. Encore un rejet à me prendre dans la tête avant de pouvoir espérer entamer une boucle vertueuse. Qu'est ce que j'ai pu pleurer. Et pleurer encore. J'en ai marre de pleurer. Mais j'ai cru que j'avais trouvé la bonne personne. Pour un premier temps. Pour une belle histoire. Et puis non. C'est pathétique. Cet article ne ressemble à rien mais je vais y compiler mes échecs de jugement. Ça aidera à évoluer. Quel gâchis. Quel putain de gâchis. Merde. DONNEZ MOI LE BON !

Ecrit le Vendredi 30 juin 2017 - 14:38

J'ai acheté un livre au début de la semaine. Pas très gros. Des poèmes. Des textes très courts. D'un espagnol. Pour profiter de la version originale sans méfait ni point de vue du traducteur. C'est court. Brutal. Et dans la suite de ma croissance émotionnelle, j'ai réalisé une chose très importante. Que m'a dit P. quand on a commencé à parler. "A nos âges, on a tous vécu une histoire ou plusieurs vraiment dures qui nous ont fait mal". C'est en lisant cet espagnol, en lisant sa douleur, que je vois la mienne et que je comprends que ce n'est pas juste. Écrire permet d'expier, de sortir la douleur de toi. D'essayer du moins. Mais en parler en boucle ne laisse aucune place à un nouvel amour. Aucune. On a souffert. On a du mal à abattre nos cartes tous les deux. En lisant une douleur au masculin, je me rends compte aussi qu'on est tous humains et que la souffrance a même forme et émotion chez tout le monde. Cette semaine a servi sur beaucoup de choses. Vraiment beaucoup. J'ai une cicatrice. Mais elle a blanchi. Elle fait partie de moi maintenant. Je ne la sens plus. Sauf certains jours. Pas quand il pleut, non. C'est souvent quand la nuit n'a pas été bonne qu'elle me lance. Aujourd'hui, je comprends beaucoup de choses et j'en vois d'autres. Je comprends ce qu'on cherche tous. Les vérités à énoncer avant tout. Il a souffert. Moi aussi. On est méfiant. Normal. Mais est ce qu'il a fait place nette comme moi? Sa rupture est bien plus récente que la mienne. Bien plus.

Ecrit le Jeudi 29 juin 2017 - 2:09

J'ai grandi. Trois jours que j'y suis. Trois jours à se brûler la peau, les yeux et les pieds. A arpenter les rues mille fois empruntées. A découvrir de nouvelles voies. A voir les changements en deux ans. Retrouver les bases. Penser à toi. Bien évidemment. Mais j'ai grandi. Le deuil est fait. Cette ville n'est plus la notre. N'est plus non plus la mienne. J'ai envie de la parcourir à nouveau, en courant presque, accompagnée. Ne pas savoir comment le dire. Mais je suis prête et c'est le plus important. Le deuil est fait. Et quand je lui écrivais, assise sur ce banc, place de Catalunya, j'étais à me répéter qu'il aurait pu se trouver à mes côtés. Que cette escapade aurait pu avoir une tout autre saveur. Je ne sais pas ce que je veux mais progressivement, j'écris ce que je ne veux pas. Et je ne veux pas revenir seule dans cette ville. Je veux la re-découvrir par d'autres yeux. Des yeux tout doux. Je suis dans un quartier inconnu. Il m'a fallu... 24heures pour prendre mes marques. Bus, tram, métro. Une vraie parisienne en terrain conquis. Ah ah ah. Tu me manques un peu. Bien sûr. Surtout en repensant à nos tout derniers échanges. Serait-il possible pour nous, de nous retrouver une fois encore, en tout bien tout honneur, pour partager ce qui nous a relié ? La liberté ? Ici, dans cette ville magique, tout me paraît possible. Tout peut se passer de ce côté ci de la frontière. Comme la première fois. J'arpente. Je vis le bitume. La pierre. Les jardins. Les rampes d'accès au métro. Le soleil. Je me dis vraiment que je dois la partager. A nouveau. Cette ville. Unique. Vivante. Vibrante. Fourmillant de vie. Partout. Partout. Partout. Je sais pas si ça sera avec Lui ou avec un autre que je n'ai pas encore rencontré mais.. à deux.

Ecrit le Lundi 19 juin 2017 - 18:20

Basiquement, c'est ça. Basiquement, j'ai eu droit au cliché. Je t'aime bien. Mais c'est tout. Je me vois pas sortir avec toi. Je me vois pas construire quelque chose avec toi. On a des points communs, on rigole bien. J'ai beaucoup de respect pour toi. Mais j'ai pas ce petit truc. Il me manque ce petit truc en plus qui pourrait me faire tomber amoureux. Je suis désolée. Basique ment, c'est ça. J'ai eu droit à ça. Après le silence et l'absence. Un verre en terrasse. De nombreuses heures à parler et la mise au clair. Que j'ai entamé parce que j'avais besoin de réponses. "Je redoutais que tu me poses cette question. Qu'on ait cette conversation." J'ai pas encore compris pourquoi j'ai eu droit à ces phrases. Redouter quoi? Pourquoi? Je t'aime pas et je t'aimerai jamais est douloureux. Mais c'est honnête. J'ai toujours demandé que l'honnêteté. J'ai eu mes réponses. Elles sont désagréables et j'arrive pas à démêler ce que je ressens réellement mais elles sont là. Je ferai le tri plus tard. Je commence mes vacances dans trois jours. Je démêlerai dans trois jours . Avant de retenter ma carcasse dans ces putains de méandres de la vie. Je suis déçue. Je me sens seule et un peu rejetée. Je suis jalouse de toutes mes amies alentours qui, comme par hasard, entament de très belles histoires les unes après les autres. Et moi.. moi.. je suis la perdante. L'éternelle célibataire. Et j'ai pas les mots pour qualifier ma déception.

Ecrit le Vendredi 16 juin 2017 - 1:29

"Viens, on rentre à la maison. J'ai envie de te masser.."

Ecrit le Dimanche 11 juin 2017 - 1:17

 Billet pris pour Barcelone. Départ le 23 juin. Date de retour encore inconnue. Bonheur. Liberté. Douceur. Soleil! 
J'aimerais me refaire le pèlerinage proche frontière mais je pense que je n'aurais pas le temps. A voir. 

Ecrit le Vendredi 9 juin 2017 - 0:49

Faut se retenir de pleurer, tu sais. Il reste 6 minutes au tram pour arrivée et la solitude m'a prise à la gorge. Tu verrais sa manière de m'avoir sorti de sa vie. Comme si ce bref "nous" n'avait jamais existé. Le mort. Il fait officiellement le mort. Et ce silence me tue. M'a tué. Je suis déjà un peu morte en fait. Depuis des années. Ya un bout de mon âme qui manque. Le Vrai. Paumé, arraché sur un caillou du Cap de Creus. A l'heure des applications de rencontre qui font de toi un putain de chiffre. De la chair qui doit être pile comme ci et surtout pas comme ça. Je sais pas faire. Je sais rien en fait. Je souffre tout ce que je peux parce que j'ai envie de tomber amoureuse. J'ai envie d'être heureuse avec quelqu'un. Envie de dire "nous". Construire au pluriel. Autour de moi, elles sont putain de heureuses avec leur dizaine de soupirants. Elles savent pas ce que ça fait de se faire sortir violemment. Éjectée. Comme ça. Un jour, oui et le lendemain, non. J'ai mal. Mais ça veut rien dire cette phrase. J'ai mal encore en sens unique. Je devrais pas souffrir comme ça. En silence. A ravaler mes douleurs. Peut être que c'est comme ça qu'on en vient au suicide. Quand ça fait définitivement trop mal. C'est là que je vois ma nature foncièrement optimiste. Je suis seule dans le tram. J'ai une jolie robe et un simulacre de gilet. J'ai un peu peur. Mais personne pour me tenir compagnie et m'accueillir à la descente. Non. Je voyage et rentre seule. Je me suis faite sortir sans autre forme de procès. Virée. Salement. Et l'orgueil souffre. L'ego aussi. Je croyais lui plaire. Erreur.

Ecrit le Mercredi 7 juin 2017 - 2:03

Homme rencontré puis disparu. Me revoilà sur les routes de la solitude. Journée dure pour beaucoup de personnes que ce 6 juin 2017. L'amertume le combat à l'angoisse de finir seule. Indéfiniment condamnée à subir et souffrir de la destruction de ses espérances. Il me faut encore quelques jours pour ravaler les larmes et la peur de la solitude. J'ai tenu 4 ans complètement seule. Je peux tenir encore 4 nouvelles années. Mais la déception est telle qu'elle pousse à la nausée. Solitude. Solitude profonde. Et incompréhension. Je connais rien aux nouvelles règles. Je suis trop inexpérimentée pour ce qui se propose maintenant. Je suis trop décalée. Condamnée. A peu près sûre. Solitude. Profonde. Complète.

Ecrit le Samedi 3 juin 2017 - 0:19

Gens. Pions. Poubelle. Échange. Superficielle. Naturisme. Liberté. Vérité. Honnêteté. Putain. Je suis vraiment pas faite pour votre monde. Lâche ce mot tout de suite. Ne le salis pas avec tes sales pattes. Je suis à l'ouest. Naïve. Quelle importance. Je suis comme ça. Aucun regret. La vie qui passe.

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